La superficie
de la commune est d'environ 500 ha dont 80 ha classé
en A.O.C vin de Savoie cru Marin. Sur cette surface seulement
20 ha sont plantés, tout le reste est de la culture d'élevage.
L'exposition du vignoble est Sud Ouest avec une vue imprenable
sur toute la côte suisse.
Issu d'un
cépage noble, "Ie chasselas", connu depuis
plus de trois siècles, travaillé en famille sur
une superficie de 5 ha. II est vinifié avec toute la
sévérité que le chasselas demande et le
souci du travail bien fait, apportant jusqu'à la mise
en bouteilles un cru de qualité.
Dégustez-Ie ou découvrez-Ie à la cave,
il pourra vous dire tout l'amour et le temps passé pour
le produire. Les
cépages rouges autorisés sont le gamay et la mondeuse.
Seul le gamay s'adapte bien à nos sols et climat.
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LA
VIGNE SUR CROSSES Unique au monde
Dans le vignoble, vous trouverez des "crosses", c'est
un mode de conduite de la vigne unique à MARIN.
Le principe : couper un châtaignier, le plucher. Le laisser
sécher, et le planter dans Ie sol. Au pied on plante un
ou plusieurs ceps de vigne qui vont grimper à la cime de
cet arbre. Les plus hautes pouvaient atteindre 12 mètres.
Détruites par Ies années il en reste quelques-unes
pour préserver la tradition.
Sur la commune de Marin, de 15.000 crosses au 19' siècle
on est passé à 200, exploitées uniquement
pour la consommation familiale. La tradition est donc perpétuée
par quelques fidèles.
AUTREFOIS
LE "VIN DU PAUVRE"
Squelette de châtaignier, que l'on allait couper en hiver
en montagne, parce qu'il était là-haut de meilleure
qualité, la crosse était ensuite écorcée
puis plantée dans le sol, comme un piquet. Au pied de la
crosse, côté sud, on faisait prendre deux ou trois
pieds de vigne, qui donnaient après 3 ou 4 ans.
L'origine de la méthode est encore discutée. Une
théorie cependant prédomine, elle serait liée
au passage de Napoléon 1 er, qui recrutait des soldats
pour ses campagnes d'Italie. Les plus pauvres partirent. A leur
retour, ils auraient adapté un système rencontré
en Italie : faire grimper la vigne sur arbres... vivants de l'autre
côté des Alpes !
Un bon moyen d'augmenter la production, donc les revenus, puisque
sur un petit bout de terrain (au départ un simple jardin),
on décuplait le rendement. En plus, les vignerons cultivaient
sur le même espace leur potager. Rapidement il y eut partout
des émules au bord du Léman: "Ces vignes très
aérées, étaient moins sujètes aux
maladies, mais les vignerons devaient jouer les équilibristes.
Parfois les crosses cédaient et les accidents étaient
fréquents".
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